Les éditions précédentes et les replays

les replays

ré-écoutez les précédentes rencontres

Retrouvez ici le son des récentes rencontres de nos sessions…
On regrette juste de ne pas les avoir enregistrées dès le début en 2017, puisque nous avions déjà abordé les thématiques suivantes :
2018 \ Photo de surf : sortir du cliché ? • Quels skateparks demain ?
2019 \ La culture surfique (Anne-Sophie Sayeux) • Qu’est-ce qui fait encore culture surf & skate ? (Anne-Sophie Sayeux, Elisa Routa, Marion Desquenne, Sissy Drégoire-Perron, Jean- François Pain, Tristan Mausse, Hugo Tosetti)
2020 \ ….
2021 \ Faut-il encore discuter de la place des femmes dans le surf et le skate ?
2022 \ Le mouvement inspiré : surf & skate et danse
2023 \ Liberté, égalité, sororité • Faire un premier film ! • …

édition 2024

Même pas peur

 

La peur est une limite pour les uns et un moteur pour d’autres. Que faire de la prudence si elle bride l’ambition de passer un cap, une épreuve ou une compétition ? Peut-on dominer sa peur ? Le surf est un sport exigent car difficile. Il est parfois une thérapie. Il peut à la fois offrir l’enfer et la rédemption.
Nous avons convié des pros à mettre des mots sur des ressentis et des expériences pour étudier l’impact de la peur sur la performance et pour aborder la question de la préparation mentale et du lâcher prise…

Avec Dr Stéphane Billard, psychiatre dirigeant un atelier de surf thérapie à la Clinique de l’Odet / Hermine Bonvallet, surfeuse / Pilou Ducalme, surfeur / Sacha Fellous, surfeur.

L’art de l’équilibre

 

Le skate débarque sur les scènes et se mêle à d’autres arts. L’ESTRAN accompagne la création de plusieurs spectacles intégrant la culture skate. Comme le surf, l’équilibre sur la planche à roulettes nécessite du temps et de l’abnégation. Le geste technique est habile, il peut même être beau mais la chute et l’échec font partie du lot. Les skateur·euses sont-iels également des chorégraphes de l’espace ?

avec Pauline Sonnic, chorégraphe et (nouvelle) skateuse et Damien Thébaud et Basile Danet, skateurs et (nouveaux) danseurs pour le spectacle FISKAL / Benoît Canteteau, chorégraphe et (ancien) skateur pour le spectacle WHAT WE TALK ABOUT WHEN WE TALK ABOUT SKATEBOARDING OU COMMENT JE SUIS DEVENU DANSEUR.

édition 2025 (session automne)

Photo & Shape

 

Victor Mieusement fabrique des planches longboard, minimal’ et egg à la main (et avec amour) depuis 2015. Boris Piat (Spoutnik Surfboards – Hossegor) et Guy (Guitou) Garcia ont été ses mentors. Le Normand natif du Havre connait bien l’océan — l’endroit où il médite et trouve sa force. Il lui a paru logique de fabriquer ce qui fait le lien entre l’océan et son corps.

La résidence photographique de Cécile Hoynant à L’ESTRAN de septembre 2025 à juin 2026, intitulée Créatures, explore l’illusion et la métamorphose à travers trois séries (une série pour chaque session du festival) qui se répondent, questionnant notre rapport à la nature et notre quête d’harmonie.
Cécile travaille déjà le troisième volet du projet (avril à juin 2026) qui sera consacré aux surfeuses du territoire et d’ailleurs : par-delà les clichés des médias et des marques, Cécile tentera de capturer la façon dont le corps des femmes racontent le surf.

L’Australie, terre ancestrale du surf moderne.

 

L’Australie compte parmi les destinations mondiales du surf : Bells Beach, Byron Bay, Noosa Heads, Margaret River,… les spots sont mythiques, et parfois mystiques. S’il n’existe que peu d’informations sur la pratique de glisse nautique par les peuples Aborigènes avant la colonisation, il est rapporté des activités de surfing sur planche de bois ou en bodysurf dès 1890 à Manly Beach (près de Sydney).
En 1903, l’abrogation de l’interdiction morale de baignade permet aux Australiens de retrouver l’océan. C’est aussi le début des clubs de sauvetage en mer.
En 1910, Tommy Walker rapporte à Manly Beach une planche de surf de 10’ achetée à Waikiki Beach (Hawaii). C’est en 1914, au Feshwater Carnival (est australien), que le champion olympique hawaïen de natation — et légende du surf — Duke Kahanamoku est invité pour des démonstrations de surf devant des milliers de spectateurs (cette démonstration a été faite sur une planche fabriquée sur place avec des bois locaux sur les instructions du Duke).
En 1954, l’acteur américain Peter Lawford vient tourner un film en emmenant avec lui sa planche de surf en balsa, mais les australiens n’y font pas vraiment attention. Cependant, deux ans plus tard, conscient de l’utilité du surf pour le sauvetage en mer, le gouvernement américain envoye une délégation de watermen pendant la période des Jeux Olympiques de Melbourne. La délégation, venue principalement de Californie, est dirigée par Tommy Zahn et comprend notamment Greg Noll, Bob Burnside, Bob Moore et Mike Bright. Ils se produisirent un peu partout sur le long de la côte Est de l’Australie.
Aujourd’hui, le surf en Australie — comme partout ailleurs dans le monde — est un loisir de masse qui ne fait pas toujours bon ménage avec le respect des territoires sacrés que tentent de préserver les peuples autochtones et leurs descendants. La culture aborigène est la culture vivante la plus ancienne au monde (50 000 ans). C’est une culture holistique : la terre (ou le pays) est ce qui définit les peuples aborigènes. Les aborigènes de la côte se décrivent comme des « gens d’eau de mer », ceux des zones fluviales sont des « gens d’eau douce », et ceux des régions arides centrales sont des « gens du désert ».
Les peuples aborigènes croient que leurs esprits ancestraux ont émergé de la terre et du ciel : ces êtres ancestraux sont leurs héros-créateurs, et c’est par leurs voyages que les peuples aborigènes croient que tous les êtres vivants sont créés. Ces forces de création sont constamment présentes, d’où le lien culturel fort qui existe entre les peuples aborigènes, la terre et le lieu. Une telle perspective interconnectée est radicalement différente de celle de l’Occident où le paysage est considéré comme séparé, ou littéralement en dehors, de l’expérience humaine telle que nous la connaissons. Dans la culture aborigène, les gens et la terre fusionnent, ils font partie les uns des autres.


avec Arnaud Mestelan, Hugo Tosetti et Tom Gloaguen

édition 2026 (session hiver)

Nostalgie du punk

 

Peut-on encore être punk aujourd’hui ? Le surf et le skate sont-ils encore dans la marge ?

Yann — Small Axe diffuse son art plutôt dans la rue. Son style est reconnaissable immédiatement. Ses pochoirs mêlent un personnage de la culture populaire à des fragments de textes philosophiques ou contestataires. La culture punk et les personnes qui l’ont marqué, comme son grand-père, sont hyper présentes dans ses œuvres.

Arnaud Le Gouëfflec refuse avec constance de cocher les cases et de correspondre à ce qu’on attend d’un chanteur ou d’un romancier, et cultivant sa liberté, Arnaud s’est aventuré à la fois dans la chanson, le roman et le scénario de bande dessinée, collaborant avec de multiples oiseaux rares, et prouvant que les cloisons artistiques n’ont plus de raison d’être depuis qu’on est sortis du XIXème siècle. Avec Nicolas Moog, il a notamment signé en 2024 (Ed. Glénat) la BD « Vivre livre ou mourir » qui retrace l’épopée du punk français.

Guillaume Sabin est un ethnologue investi dans plusieurs expériences d’éducation populaire. Docteur en sciences sociales de l’université de Buenos Aires, il travaille sur les expériences collectives qui s’écartent du modèle dominant en vigueur. Nous l’avions déjà accueilli à l’occasion de la présentation de « A la recherche du Flow », un récit-concert et une expérience cinématographique dans l’univers du skate adolescent.
Il a publié plusieurs ouvrages dont le tout dernier « Dévier, une économie de l’émancipation et écologie des relations » (Ed. Libertalia) qui relate le parcours d’actifs choisissant de rompre avec la logique effrénée de la société de consommation pour vivre mieux, avec moins, en se souciant des autres.

Jean Delamarre, figure locale du skate, co-fondateur du Paradiyz Fiskal était aussi notre invité de dernière minute.

édition 2026 (session printemps)

L’épopée homérique du surf en France

(ra)contée par Surf Session : une histoire des représentations médiatiques du surf de 1986 à nos jours.

bientôt en ligne…

Si le surf fait officiellement son entrée en France en 1956 sur la côte basque, sa culture n’est mise en récit et diffusée par un média qu’à partir de 1986, date de création du premier magazine français de surf, Surf Session. Fascinés dans leur jeunesse par ces hommes venus d’outre-Atlantique qui jouent avec les vagues et apportent avec eux un style de vie nouveau et libéré, deux hommes décident de créer un magazine français de surf en mars 1986. Le surf est alors en pleine expansion : les marques de surfwear s’établissent le long de la côte aquitaine, les compétitions internationales et nationales se multiplient tout autant que les clubs, dont le magazine accompagne la création.Vecteur privilégié d’une culture surfique, ce média est ici considéré et interrogé comme une archive. Une analyse sémiologique des contenus des numéros qui le composent sur une période de trente-huit ans permet alors de mettre au jour une vision homérique de la pratique, convoquant des mythes anciens pour en créer des nouveaux et contribuant par là-même à inscrire la pratique dans la psyché collective à travers des imaginaires que ce travail propose de déconstruire et de questionner.


Valérie Cruzin-Polycarpe
, enseignante chercheuse des universités de Besançon et Strasbourg
Olivier Dézèque, rédacteur en chef de Surf Session et enseignant à l’Université Pau – Pays de l’Adour

Proposer un récit alternatif à la culture du corps dans le surf & le skate ?

bientôt en ligne…

En invitant l’autrice et photographe Cécile Hoynant en résidence pendant une année, L’ESTRAN et le festival avaient pour première intention de proposer de poser un regard différent sur les surfeuses, d’offrir un récit alternatif à celui des réseaux sociaux, des magazines et de l’industrie du surf où le corps féminin est normé, homogène et sexualisé.
En élargissant le propos, la mixité croissante dans le surf et le skate modifie l’occupation de l’espace public jusqu’alors dominé par les hommes, marqué par des codes et des usages : oser prendre sa place « au pic » ou dans le skatepark, s’y sentir légitime, constitue pour des pratiquant·e·s — femmes, minorités de genre, handicapé·e·s — une expérience éprouvante mais déterminante. Cet engagement participe à une prise de confiance qui dépasse le cadre sportif et se prolonge dans d’autres dimensions de leur vie.


Valérie Cruzin-Polycarpe, chercheuse et enseignante, universités de Besançon et Strasbourg
Cécile Hoynant, photographe en résidence
Rebecca Gallon, réalisatrice
Patrizia Bruno, autrice et réalisatrice
Olivier Dézèque, rédacteur en chef de Surf Session et enseignant